Première mondiale : l'Italie lance le recyclage des couches-culottes

recyclage couches culottes

Inauguration de la première usine capable de recycler les couches-culottes à échelle industrielle.

Mercredi 25 octobre Fater Spa a inauguré près de Trévise, en Vénétie, sa ligne de recyclage des couches culottes et protections périodiques féminines, pour produire des plastiques et de la cellulose régénérés.

Ce projet a vu le jour grâce à un partenariat entre la multinationale américaine Procter & Gamble et la société de fabrication de produits d’hygiène Angelini. Après 10 ans de recherche, ils ont mis au point une technologie capable de recycler des produits absorbants en obtenant de nouvelles matières secondaires. Cette technologie, qui fait l’objet de 100 brevets, permet de séparer les différents composants des couches-culottes.

Concrètement, ces dernières sont acheminées dans une énorme cuve à vapeur via un tapis roulant. Après 45 minutes, elles sont ouvertes, lavées, et stérilisées. Elles sont ensuite broyées et déshydratées. Alors que les matières qui composent les couches (plastique, cellulose, polymère) sont triées, celles organiques sont envoyées dans une station d’épuration. Par la suite, la cellulose et le plastique sont séchés pour en faire des cintres ou encore des emballages en plastique. Le polymère est réutilisé afin de servir de revêtement agricole pour retenir l’eau de pluie.

Pour l’heure, Contarina effectue la collecte sélective pour alimenter la ligne de recyclage de Fater, dimensionnée pour un million d'habitants et 10 000 tonnes de couches par an. La collecte de couches se fait auprès des maternités, des maisons de retraite, dans des points de collecte ou encore grâce au porte-à-porte. Une tonne de couches usées permettrait de récupérer 350 kg de matières dont 50 % de plastique (175 kg), 25 % de cellulose (87,5 kg) et 25 % de polymères.

En plus de réduire l’impact sur l’environnement, cela permet de faire des économies puisqu’une tonne de polymère vierge ne vaut pas moins de 2 000 euros. Pour le moment, l’usine ne peut accueillir que 10 000 tonnes de couches par an. L’objectif est de développer ces usines dans toute l’Europe.

Source : Fater

Crédit photo : Myriam Chauvot pour « Les Echos »

Mise à jour : 
10/11/2017
Repères : 

Pour info : les couches culottes représentent un volume d’un million de tonnes de déchets jetés dans nos poubelles chaque année, soit 9 % de nos déchets ménagers. En moyenne, un bébé a en effet besoin de 6 000 couches sur ses deux premières années.